Dans le jardin de Stéphane Olivier, il y a un arbre enjoué, un catalpa. Sur ses branches, s’invite, s’anime, se croise tout un monde de petits anges à plumes. Mésanges bleues ou charbonnières, pinsons, tourterelles turques, rouges-gorges, verdiers, chardonnerets élégants, geais des chênes, moineaux y prennent la pose un moment…. C’est un peu comme un bistrot cosmopolite, un karaoké aviaire ou une maison de quartier bariolée avec ses habitués et ses gens de passage. Une vie sociale et culturelle s’y déroule le jour et beaucoup d’histoires s’y racontent en piaillant et en chantant.
Dans le regard affuté de l’hôte du jardin, il y a beaucoup de tendresse envers la beauté et la fragilité de ce petit peuple bruyant. Ses photographies, dans leur simplicité plastique et leur profonde justesse, touchent au cœur.
Il ne s’agit pas ici du travail exotique d’un chasseur d’images mais de celui, sensible, d’un portraitiste attentif à cueillir la magie du spectacle éphémère offert à ses yeux.
André Delvigne
