visitMons_ChloéDepuydtLa Tour
En 1903, Achille Tillier, architecte et fondateur de la brasserie Tillier, fait l’acquisition d’une pâture à la commune d’Eugies. Il construit alors, suivant ses plans, un bâtiment baptisé La TOUR du LAIT BURE. En Picard Borain, « Ël laitbûré » veut dire cresson sauvage qui poussait sur le terrain. Le propriétaire installe dans ce lieu pittoresque un cabaret, qui se transformera rapidement en guinguette dans laquelle il décide de vendre ses diverses bières.
À l’origine, cette bâtisse était pourvue d’une toiture plate permettant entre autres d’observer la nature, de chasser ou d’installer des musiciens (jusqu’à l’arrivée du tourne-disque qui remplacera l’orchestre après la Première Guerre Mondiale).
Ce n’est qu’en 1955, que Victor-Léon et Léon-Willy Tillier, respectivement fils et petit-fils d’Achille Tillier, font réparer et modifier la toiture par une entreprise hollandaise pour lui donner une forme conique (toiture qui sera refaite une seconde fois dans les années 1985).
En 1972, La TOUR du LAIT BURE est entièrement rénovée. Cette transformation a permis d’installer notamment un comptoir construit en fonction de la forme circulaire de la taverne et de l’accès (central) à la cave à boissons, d’ajouter une annexe baptisée « Gambrinus » pouvant accueillir une vingtaine de personnes et d’aménager une terrasse et une aire de jeux. Depuis, La TOUR du LAIT BURE a conservé son charme authentique et est devenue un lieu rustique où il fait bon se détendre après une promenade en pleine nature. Simplement appelée « La Tour » aujourd’hui, elle y abrite un restaurant.
Ce monument est repris à l’inventaire du patrimoine immobilier culturel de Wallonie.
visitMons-GrégoryMathelotLa Belle Maison
En disgrâce à la cour de Louis XIV, François de Salignac de la Mothe, dit Fénelon (1651-1715), fut envoyé à Cambrai comme évêque. Le Borinage et le bois appartenant à cet évêché, il y fit de nombreux séjours entre 1695 et 1715. Ayant goûté à son charme pittoresque, il construisit à l’orée du bois, d’après les plans de Jules Hardouin-Mansart, petit neveu de l’architecte Mansart, la « Belle Maison » qui lui servira de résidence.
Pour l’exploitation du "Bos-l’vêque", il créa, en prenant à bail emphytéotique des terrains intercommunaux, l'avenue de la Belle Maison (aujourd’hui avenue Fénelon) afin de permettre le charroi des chênes de Colfontaine jusqu’aux bateaux de la Haine afin de les acheminer vers les Flandres et la France.
Après plusieurs ventes successives, ce bâtiment devint (et est encore) propriété de la Fabrique d’église de Pâturages.
Elle fit un temps fonction d’école ; une chapelle à présent détruite y était annexée. Ce monument est classé.