L' Art habite la Ville

Cyclotouriste ,  Pédestre à Mons

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6.9 km
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Pédestre
2h
Facile
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    Découvrez également:

    Mobilier urbain revisité
    Partout en centre-ville

    En collaboration avec des écoles d'arts graphiques de la région, des éléments du mobilier urbain sont habillés pour le projet. Partout en ville, des funambules tiendront en équilibre entre deux piquets, et des couleurs éclatantes rendront vie aux bornes ORES et PROXIMUS.

    Pierre Liebaert - "Je crois aux nuits"
    Dès mai 2019

    Pierre Liebaert, jeune photographe montois qui expose régulièrement dans les musées et festivals, a réalisé 4 photographies autour des folklores liés au renouvellement du corps et de la nature.
  • Dénivelé
    98.07 m
  • Documentation
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Points d'intérêt
1 Blancbec - "Le Monstrueux"
Façade du restaurant « Les Gribaumonts », Rue d'Havré, 95
Fresque murale


Projet : En collaboration avec les voisins, BlancBec donnera une nouvelle vie à ce mur où animaux et plantes imaginaires se croiseront. Après avoir passé dix ans au sein du mouvement graffiti sous le pseudo VEKS, début 2000, Blancbec oriente son travail vers de nouvelles démarches. Il développe alors ses premières toiles meublées d'écritures
géométriques d'inspiration graffiti. À Barcelone en 2002, il découvre le travail d'affiches peintes à la main et collées, une révélation. Cette technique l'attire car il peut allier un travail d'atelier et une activité urbaine. Il l'adopte ! Les écritures géométriques de départ se transforment progressivement en personnages. Apparaît alors l'oiseau. Provisoirement, les toiles
sont mises de côté pour laisser place au papier. Début 2003, les premières affiches de l'oiseau apparaissent sur les murs de la ville. Ce sont les premières de ce genre à Bruxelles. L'oiseau et l'artiste se feront appeler "Blancbec" choisi pour le côté sans expérience de l'artiste et l'aspect certain de son oiseau. Sa construction géométrique propre et sa gamme chromatique vive créent son style reconnaissable entre tous. Depuis d'audacieux protagonistes ont intégré son univers qu'il représente encore via de nouveaux supports et techniques. L'artiste Blancbec est régulièrement exposé et ses travaux apparaissent toujours dans le paysage urbain.
2 Oli-B - "L'escapade"
Projet : fresque colorée ornée d’éléments en relief - première mondiale.

Oli-B est un artiste bruxellois, connu pour ses oeuvres colorées et pleines de vie. À partir de formes abstraites et figuratives chargées de couleurs vives, Oli-B trace les frontières de son univers singulier, où l'onirisme s'entremêle d'harmonie et d'espoir. Chaque pièce écrit son histoire et dévoile de nouvelles facettes. Ses oeuvres sont animées par un désir d'équilibre. Lorsqu'il franchit cette frontière, il déploie sa vision idéale et optimiste du monde, en opposition à l'image réelle entachée d'amertume qu'il en a parfois. Oli-B aime le tumulte des grandes villes et de leurs foules et utilise les espaces publics comme terrain de jeu.
3 Lucie et les Papillons - David Mesguich
David Mesguich traite les notions d'espace, de frontière et de séparation à travers les sculptures monumentales. "Lucie et les papillons", à l'effigie de sa propre fille, symbolise les premiers papillons dans le ventre. Les ciseaux rompus, elle est libre de ressentir ce qu'elle désire.
4 Laurence Vray - " Instant suspendu"
Etude du Notaire Franeau, Rue d'Enghien 19
Photographie

Photographe, Laurence Vray allie une sensibilité « intime» - car loin des éclats de la mode. Elle procède, avec autant de rigueur que de retenue, à dévoiler une intimité possible avec le monde. La légèreté de son regard est grave et la gravité de ses vues est légère. Ainsi, par un paradoxe dont elle a longuement construit le secret, elle compose avec une assidue simplicité : une oeuvre pour la paix. Artiste montoise, Laurence capture l'intime et la légèreté et nous le transmet. Ses premières séries photographiques, Laurence Vray les consacre au « photo-reportage» lors de ses séjours au Maroc, en Inde, à Cuba ou au Népal. Les habitants de ces régions, leurs artisans, leurs religieux ... deviennent les acteurs de cette sublimation.
Actuellement, comme une remontée dans le temps, un retour au lieu premier, Laurence Vray travaille sur la thématique de l'eau et des eaux-mères. Véritable baignade silencieuse, cette série nous offre une parenthèse solitaire explorant les résonances de l'eau, ses cours et ses flux. La photographe joue sur les oppositions entre présence et absence, solitude et compagnie, féminité et masculinité, fragilité et inaltérabilité de cet élément originel. Le focus est aussi mis sur les eaux mères, où le temps n'est pas encore linéaire, où la lumière joue encore de ses ombres entre les parois utérines, où la vie est en pure relation amoureuse...
5 Noir Artist - "Don't sleep on your dream"
Façade du Delhaize - Rue de Nimy 117-121
Fresque murale

Projet : NOIR Artist apportera sa touche de figuration surréaliste au projet

NOIR Artist est un artiste plasticien et peintre muraliste belge (Liège) formé à Saint-Luc Liège. Il réalise des toiles ainsi que des fresques murales sur à peu près tous les formats
et supports. Mais toujours en nuances de NOIR. Ou presque, puisque la couleur et l'or s'invitent aussi désormais dans son univers. Peintures, dessins, fresques monumentales, art mural, trompe l'oeil, décoration et design urbain, ce travail « au noir » laisse peu de regards indifférents. Inspiré par la pub, le pop art, l'art baroque ou encore la calligraphie, NOIR Artist décline avec grâce ses obsessions picturales hyperréalistes et ses envolées plus abstraites.
6 Olivier Sonck - "Ivre d'histoires"
Fresque Graphico-littéraire
Enceinte extérieure du centre pénitentiaire de Mons
Rue des Barbellés

Projet : Olivier Sonck réalise une série d'ateliers autour des souvenirs d'enfance en deux temps : d'abord avec vingt détenus (dix hommes et dix femmes) et ensuite avec les voisins du centre pénitentiaire (résidents, étudiants,travailleurs etc). Le résultat ? Une fresque littéraire pleine d'authenticité, de poésie, peinte sur le mur extérieur du centre pénitentiaire à la peinture. Elle évoluera au gré du temps et des conditions météorologiques.

Olivier Sonck est un artiste belge lié à Mons par ses études aux Arts2. Il travaille depuis sa formation dans l'artisanat de l'image par le biais de la gravure et de la sérigraphie et donne cours comme professeur dans diverses écoles. Sa passion depuis quelques années ? Les mots. « Je m'intéresse à leur sens, à la manière dont on les prononce mal et au résultat que cela donne après un passage dans des oreilles distraites. J'en fais des objets, souvent imprimés, marqués sur des matières froides comme le métal, inertes comme le plomb, brillantes comme le cuivre mais aussi plus chaudes et (parfois) réconfortantes comme le bois. »
7 Blanc Murmure - " La ville dans la ville"
Place du Parc
Projet participatif

Projet : 160 véritables nichoirs à l'effigie des voisins s'installent à la Place du Parc dans cette oeuvre symbolisant la famille et la solidarité.
BLANC MURMURE asbl est un Centre d'Expression et de Créativité (C.E.C.) reconnu par la Fédération Wallonie-Bruxelles depuis sa création. Leur projet est d'initier un public varié à l'art et la création contemporaine par le biais de différentes techniques artistiques. Enfants, adultes, jeunes, professionnels de l'éducation, personnes en réinsertion sociale, personnes handicapées, seniors, chacun peut devenir créateur et acteur d'une démarche artistique. Ils proposent des thématiques sociétales, véritable fil d'Ariane entre leurs expériences artistiques. Des techniques diverses sont mises à la disposition de leur public comme modes d'expression de ses inspirations créatrices : illustration et écriture fictionnelle, sculpture et installation dans l'espace urbain, vidéo et cinéma d'animation, création d'image par le biais de la photographie. L’art habite la ville, 160 habitants,
petits et grands ont joué le jeu.
Ils ont participé à la création du village des nichoirs. Ils ont été photographiés et ensuite ont reproduits leurs visages sur des maisons d’oiseaux préfabriquées pour l’occasion. Un nouveau quartier utopique prend vie au centre de la place du parc pour une période de deux ans. Cette oeuvre participative est le reflet d’un moment créatif partagé. Une galerie de portraits qui tente l’éventualité d’une cohabitation possible ou impossible pour les oiseaux et les hommes.
Le CEC Blanc Murmure en collaboration avec l’institut du sacré-coeur, l’école communale « Les arquebusiers », l’école du futur, Impulso
8 Pierre Liebaert - "Je crois aux nuits"
Lieu de l’Œuvre : rue de Nimy-Cour du 106

Pierre Liebaert est un photographe belge actuellement basé à Bruxelles. Il est diplômé de l’École Supérieure des Arts de l’image « Le 75 » à Bruxelles. Il est régulièrement exposé lors de festivals ou au sein d'institutions muséales. Une de ses séries intitulée « Macquenoise » fût remarquée par le site américain Photo-eye comme l'un des 26 meilleurs ouvrages de l'année 2013. En 2015, à Mons, il participe à la mission photographique IN/OUT et photographie Patti Smith lors de sa visite de l'exposition Verlaine Cellule 252 au BAM. Très souvent immersif, ses projets sont souvent à long terme et le dévorent. Pour « Je crois aux Nuits », il explore des territoires où subsistent encore de fragiles traditions. Son intérêt se pose là où la tragédie se pare de lumière. Le chant fantasmé des castrats, l'œuvre incarnée du Caravage, l'intransigeance des Primitifs flamands, l'universalité des figures carnavalesques, le parfum humide du bois vermoulu, la solennité des processions et la vulnérabilité de nos organes sont autant de fragments qu'il ne cesse de vouloir rassembler.
9 Blanc murmure - "L'Escale"
L’Escale de Mons est le reflet, un point de vue de ce que peut être la représentation de notre patrimoine montois. Déambuler dans une histoire chimérique où apparaissent des personnages illustres, l’architecture, le folklore, la faune et la flore dans des assemblages décalés. Pour accompagner la composition, Olivier Sonck, artiste plasticien propose une phrase faite de double-sens. Cette œuvre participative a été réalisée dans le cadre du projet « Vhello, le Réseau Points-Noeuds en Coeur du Hainaut » avec la participation de citoyens.
10 Cix et Duek - "Eldorado"
La fresque de DUEK représente le Mexique au sein de sa grande culture qui est dominée par la nature et le mysticisme de son environnement. Les femmes sont très importantes dans la culture mexicaine et sont représentées avec des fleurs, pour leur délicatesse et beauté. Le Quetzal (Ave) est une espèce endémique du Mexique qui est très respectée, puisqu’elle est liée au dieu Quetzalcoatl, le créateur de l’humain dans les histoires de la culture aztèque. Cette fresque représente la nature ainsi que la vie.
11 Momo - "Fresque de Momo"
Auteur du tag le plus long du monde qui zigzaguait dans tout Manhattan à l'insu des New-Yorkais, MOMO le grapheur crée de nouvelles cartographies urbaines à base d'interventions infinitésimales ou de fresques monumentales. Il réalise ici à Mons, une fresque en aplats de couleur zébrés.
12 Atelier Pica Pica - "Panorama"
Lieu de l'oeuvre: passage Victor Hugo

Atelier Pica Pica est un collectif multidisciplinaire composé de Boris Magotteaux, Manuel Falcata, Jérome Degive, vivant et travaillant à Liège. Le collectif a réalisé une mosaïque émaillée, passage Victor Hugo, représentant des silhouettes extraites de l’univers urbain montois. Ensemble, les profils énigmatiques forment un portrait impressionniste de la cité. L’œuvre est une invitation à deviner ou à chercher l’objet de ces ombres dans la ville elle-même.
13 Hell'o - "Folks"
Hell’O est un duo d’artistes belges, Jérôme Meynen et Antoine Detaille. Issu de l’univers du graff, ils ont laissé derrière eux lettrage et bombes aérosol pour le papier, la peinture, le dessin à l’encre, et l’installation. Détournant les symboles de nos traditions mystico-ésotériques, les confiant aux héros des cartoons et bédés, les graffitant dans nos rues et les virtualisant sur le web, le collectif belge Hell’O Monsters nous jette un sort. Un regard ironique sur nos us et coutumes d’humanoïdes civilisés qui prend corps dans leur fresque vivante et illuminée sur le thème du « Doudou ».
14 Filip Gilissen - "Spread your wings"
Après avoir réalisé le tunnel de fils d’or dans la Collégiale Sainte-Waudru pour la Fête d’Ouverture de Mons 2015, Filip Gilissen nous surprenait une fois encore par cette installation : des ailes d’ange (dorées bien sûr), placées au Square Saint-Germain : une véritable invitation à prendre un selfie ayant pour décor la Collégiale, pour un look angélique garanti sur les réseaux sociaux.
15 Calvin Dussart et Charles Myncke - "True Story"
Calvin Dussart et Charles Myncke, sont deux étudiants de l’Ecole des Arts² de Mons. Leur projet est né dans l'atelier de Dessin de l'école Arts², lors des cours de Djos Janssens, qui les a accompagnés et guidés tout au long de la réalisation de True Story. Ils se sont interrogés sur les nombreuses fenêtres murées que la ville comportaient et de la signification que celle-ci détiendraient. Leur curiosité a laissé libre cours à leur imagination. Ils ont ainsi imaginé ce qui se tramait derrières ces fenêtres murées et ont multiplié les clins d’œil en y affichant des reproductions de comics et d’affiches de films hollywoodiens des fifties.
16 Karelle Ménine et Ruedi Baur - "La Phrase"
Lieu de l'oeuvre: Partout en centre-ville

L’auteur et artiste littéraire Karelle Ménine a conçu un projet original intitulé La Phrase, qu’elle a souhaité réaliser avec Ruedi Baur. Au cœur de la ville, une phrase de 10 kilomètres a été élaborée à partir d’un corpus tiré d’œuvres d’auteur(e)s montois, puis du Hainaut, de Belgique, et enfin du monde entier. La Phrase commençait à la gare de Mons et accueillait les visiteurs. Après avoir parcouru la ville, elle les ramenait au point de départ. Les mots étaient apposés sur les murs et trottoirs, réagissant aux reliefs, aux formats des briques, aux fenêtres comme aux angles de rue. Aujourd’hui encore quelques bribes de « La Phrase » subsistent sur un trottoir, une façade ou sur le rebord d’une fenêtre, perpétuant ainsi la poésie dans la ville.
17 Arne Quinze "The Passenger"
Arne Quinze a commencé sa carrière d’artiste dans les années 1980 en peignant des graffitis sans avoir toutefois terminé des études d’art officielles. Il vit et travaille à Laethem-Saint-Martin en Flandre. Les principes essentiels récurrents dans l’œuvre de Quinze sont l’utilisation de multiples types de bois incluant même le bois de rebut, de couleurs électriques pour une peinture fluorescente et de thèmes faisant référence à l’interaction sociale et la communication. The Passenger, œuvre éphémère érigée Rue de Nimy, affirme une volonté de l’artiste de transformer les villes en musées à ciel ouvert. Le démontage de l’installation, prévu entre juillet et septembre 2020, laissera un vide conceptualisé, faisant partie donc de la démarche envisagée par l’artiste.
18 Louise Delattre - "Plantes médicinales"
Lieu de l’Œuvre : façade Ambroise Paré
Originaire de Colfontaine, Louise Delattre est étudiante en 2ème dessin d’Arts² à Mons, elle a ici imaginé une fresque murale de 450 m² en vinyle auto-adhésif. Le projet consistait en une collaboration entre la fondation Mons 2025 et La Ruche d'Arts² afin de réaliser avec les étudiants de première bachelier des propositions pour le projet « L’Art habite la Ville ». Les étudiants ont dû prendre plusieurs photos d'infrastructures dans Mons pour ensuite faire des propositions visuelles sur ordinateur. Louise a choisi l'hôpital Ambroise Paré pour la grande visibilité qu'il offre depuis le ring. « Le choix des plantes médicinales fait à la fois allusion à la nature et à la médecine notamment à l'époque d'Ambroise Paré où on les utilisait essentiellement. » Plusieurs projets ont été retenus, dont le sien, qui a été réalisé en vinyle et mis en place par l'entreprise "Application Team" durant l'été 2019."
19 Levalet - "L'homme des cavernes"
Charles Leval, dit Levalet, est né en 1988 à Epinal. Il grandit en Guadeloupe, où il découvre la culture urbaine et s’initie aux arts plastiques. Il poursuit ses études d’Arts visuels à Strasbourg ; son travail, alors davantage tourné vers la vidéo, se nourrit d’une pratique théâtrale assidue dont ses oeuvres urbaines conservent le langage à la fois visuel et narratif. Il obtient l’agrégation en 2012, année où son travail commence à prendreplace dans les rues de Paris et d’ailleurs. Dès 2013, il expose en galerie et participe à des manifestations urbaines internationales. L’oeuvre de Levalet est avant tout un travail de dessin et d’installation. Il met en scène ses personnages dessinés à l’encre de Chine dans l’espace public à travers un jeu de dialogue visuel et sémantique avec l’environnement présent. Les personnages interagissent avec l’architecture et sedéploient dans des situations frôlant souvent l’absurde.Le travail est hypnotisant par la maîtrise technique dont l’artiste fait preuve. Ces études préalables sont réalisées à l’encre de Chine, une pratique qui ne souffre d’aucune imprécision. Le trait noir, sans nuance, se libère dans les attitudes et les mouvements des personnages qui envahissent littéralement les fenêtres de la façade. Entre réalisme et surréalisme, l’artiste met en scène des anachronismes déroutants. Il s’agit plus d’une installation que d’une fresque à proprement parlé par la manière dont l’artiste tire parti des différents plans de la façade envue de camper le décor de sa narration. Chaque saynète fonctionne comme un véritable feuilletage de l’espace avec au moins trois niveaux de lecture, chaque niveau étant en totale déconnexion avec le suivant. Les trois scènes reproduisent le même scénariopictural : un arrière-plan d’une nature sauvage d’où se détache en grisaille une silhouette à l’allure mi-statuaire, mi-moderne qui se réplique elle-même en trompe-l’oeil sur un avant-plan.Là, nous pensons voir tout d’abord des gestes naturels de figures presque vivantes installées juste sur le rebord de la fenêtre, pour ensuite comprendre en seconde lecture que les attitudes sont inspirées d’hommes préhistoriques habillés en costume moderne. L’ensemble des trois fenêtres offre au regard du spectateur une saynète burlesque de l’histoire de notre société occidentale : «Cette installation, explique l’artiste,évoque de manière allégorique et humoristique à la fois à quel point l’homme moderne est devenu inadaptable à un potentiel retour à l’état de nature, mais aussi le fait que si le monde civilisé a énormément fait évoluer notre environnement, la nature profonde de l’Homo sapiens reste la même qu’à l’époque de la préhistoire». Sans le savoir, l’artiste réalise ici une espèce de parodie de notre temps à l’endroit même où estnée cette histoire du retrait progressif de l’homme face à la nature. En effet, la reconnaissance UNESCO du site néolithique à Spiennes, commune du Grand Mons, repose sur la sédentarisation, l’extraction et l’exploitation des minières et enfin sur la spécialisation dans la confection jusqu’à la commercialisation de celles-ci. N’est-ce pas là les fondements de notre société actuelle en pleine crise, sujet de la fresque de Levalet ?
20 Le miracle de sainte Waudru - Honet
Lieu de l'oeuvre: Rue des Capucins

Honet commence le graffiti à Paris, en 1988. Cette forme d’expression lui apparait comme quelque chose de totalement novateur, comme le miroir de notre époque. Il fait de cette pratique son mode de vie, et plongealors, corps et âme, dans cette odyssée artistique qui l’a toujours tenu éloigné d’un métier classique. Honet aime explorer la ville, en particulier les bunkers de la Seconde Guerre mondiale et les catacombes de Paris.Il se met à la recherche d’endroits cachés et chargés d’histoires, où les gens ne peuvent pas aller. Pour Honet, le graffiti et l’exploration ont en commun le goût de l’aventure et de la découverte de sa propre ville. Un univers graphique qui se compose, entre autres, de lampes frontales, d’escaliers, de trappes ou encore de clés comme s’il était à la recherche de mondes souterrains, invisibles. “Je vais là où mes angoissesm’attirent, dit-il. J’aime explorer des endroits sombres, chaotiques, détruits et violents. La peinture est un moyen de les dompter, de me les approprier.” Fervent voyageur, Honet parcourt le monde pour s’amuser, découvrir, peindre et également pour exposer ses travaux récents. Depuis plus de 25 ans, il laisse ainsi sa trace en Europe mais aussi à Moscou, Pékin ou Tokyo. Par ailleurs, il collabore régulièrement avec des marques comme Prada, Lacoste, Ruby ou Louis Vuitton qui donnent de l’importance à la symbolique de ses dessins et à leurs lignes épurées.L’intervention picturale concerne l’ensemble des fenêtres du bâtiment. Honet a ici interprété dans un style graphique qui lui est propre le miracle des Brasseurs de sainte Waudru. Tous les ingrédients du récit sont présents : les quatre brasseurs enchaînés dans leur prison obscure, la garde habillée en jaune et noire aux couleurs du chapitre de sainte Waudru et bien sûr, monumentale et magistrale, sainte Waudruelle-même accomplissant le miracle de la délivrance en brisant les chaînes des prisonniers. Au cours de la Procession du Car d’Or le dimanche de la Ducasse rituelle, le carrefour de la rue des Soeurs grises et de la rue des Capucins est l’emplacement choisi pourla lecture de l’un des 5 Miracles de sainte Waudru :Au seizième siècle, quatre brasseurs accusés d’un crime capital sans que les preuves n’en fussentformellement établies, parvinrent à échapper de leur prison et, au lieu de s’enfuir, chargés de chaînes se présentèrent devant l’autel de sainte Waudru qui, de son vivant, avait consacré tant de ses efforts et de ses biens à la délivrance des prisonniers. Les quatre brasseurs supplièrent donc sainte Waudru,implorant qu’elle les libère. On vit alors les chaînesse briser et tomber à terre. Sainte Waudru avait ainsi fait reconnaître leur innocence.
98 mètres de dénivelé
  • Altitude de départ : 52 m
  • Altitude d'arrivée : 50 m
  • Altitude maximum : 65 m
  • Altitude minimum : 31 m
  • Dénivelé total positif : 98 m
  • Dénivelé total négatif : -100 m
  • Dénivelé positif maximum : 9 m
  • Dénivelé négatif maximum : -12 m