Imaginez un endroit où priment les plans d’eau, la végétation et les oiseaux. Au total, 65 hectares de marais et d’étangs (soit une superficie pratiquement équivalente à 60 grands terrains de football), entourés de buissons de saules et d’aubépines et colonisés par des espèces en tout genre.

Un site portant l’empreinte de l’homme, mais aussi celle de la nature

À l’origine, la Haine traversait le site, côtoyant les prairies humides. Puis, l’homme s’est mis à y exploiter le charbon et après la Seconde Guerre mondiale, les terrains ont commencé à s’affaisser. Les prairies se sont gorgées d’eau et sont devenues de moins en moins exploitables. Au fil du temps, elles se sont transformées en bois marécageux et en roselières. Les agriculteurs s’en sont détournés et la nature a repris ses droits. La faune et la flore y ont élu domicile et c’est ainsi que fut créée en 1978 la réserve naturelle des Marionville, qui s’étend sur les communes de Saint-Ghislain et de Quaregnon. Aujourd’hui, ces marais représentent la plus grande réserve ornithologique de Belgique.
 

Un terrain d’observation sans nul autre pareil

Dans la partie nord de la réserve, vous trouverez une dizaine de petits plans d’eau peu profonds. Le repaire idéal pour les batraciens et les insectes. Les libellules y pullulent. Ouvrez l’œil car une espèce végétale très rare s’y est aussi installée : l’utriculaire, une plante aquatique carnivore !

Au centre, un vaste plan d’eau d’une dizaine d’hectares, dû à l’affaissement du terrain de cet ancien site minier. À chaque saison son oiseau ! Lors de la nidification, les canards remuent de partout. Au printemps, c’est au tour des guifettes noires ou des mouettes pygmées de faire leur apparition. À l’automne, les limicoles traversent les vasières.

De part et d’autre s’étendent des roselières peuplées de saules. Nombreux sont les oiseaux qui s’abritent dans ce milieu, dont des espèces assez rares comme la gorgebleue à miroir et le goéland cendré.

À l’est, la réserve s’étend sur une ancienne ligne de chemin de fer. Un sentier de promenade y a été aménagé (comptez 3km aller-retour), vous menant à deux observatoires au bord du plan d’eau principal. Vous remarquerez tout le long du sentier des buissons de saules et d’aubépines. Écoutez ces chants… Peut-être pourrez-vous reconnaître celui du rossignol, du rouge-gorge, de la mésange, du merle noir ou de la fauvette ? Tous ces petits oiseaux, parfois bien cachés, ne manqueront pas de vous charmer par leur véritable concerto ! Mais avec un peu de chance, de patience et surtout de discrétion, vous parviendrez sans doute à les caresser du regard.

Infos

Parking aménagé à Tertre, le long de la rue Olivier Lhoir, entre la rue des Marionville et le passage à niveau (début du chemin au fond du parking côté chemin de fer).
Accès libre.
Visites guidées possibles avec l'association Natagora : www.natagora.be