Coup d'envoi du Doudou, la descente de la châsse de Sainte-Waudru se déroule la veille de la Trinité sur le coup des 20 h. Dans une collégiale noire de monde, les reliques de la patronne de la cité rejoignent le commun des mortels.

Sainte-Waudru, mère fondatrice

L'histoire raconte qu'elle sauva Mons d'une épidémie de peste en 1348. Près de sept siècles plus tard, les Montois lui vouent toujours un culte sans faille. Chaque année, le samedi de la Trinité, sainte-Waudru, fondatrice de la cité née au VIIe siècle, fait l'objet d'une émouvante cérémonie dans la collégiale qui porte son nom. Moment attendu de tous, la descente de ses reliques marque le début des festivités de la Ducasse rituelle. C'est aussi, sans aucun doute, le temps fort le plus solennel du week-end.

 

Une cérémonie à vivre

Certains se sont levés à l'aube pour prendre place dans la collégiale et ainsi être sûrs d'assister à la descente des reliques. Pendant des heures, ils attendent que la châsse contenant les restes du corps de sainte-Waudru soit descendue et installée sur le car d'Or. Quelle n'est pas leur émotion quand ils entendent vers 20 heures, les trompettes, timbales et grandes orgues pousser les premières notes. Les yeux s'emplissent d'émotion lorsque le cortège se met en route depuis la sacristie. Les chanoinesses de Sainte-Waudru, les chanoines de Saint-Germain... Tous défilent avec fierté. 
 

Une vive émotion

Accompagné du « Fortem virili pectore » et des litanies, le reliquaire descend lentement. Les regards ne le quittent pas. Des larmes coulent sur certains visages. Sainte-Waudru rejoint les mortels. Tout un symbole. Celle qui a fondé la cité retrouve les siens. Fixée sur un brancard, la châsse prend alors place dans un cortège avant d'être placée à la croisée du transept et de la nef. Le doyen charge le bourgmestre de prendre soin d'elle lors de l'impressionnante procession qui aura lieu le lendemain. L'air du Doudou, hymne officiel de la Ducasse, est joué aux grandes orgues et repris par tout le public présent dans la collégiale. Petit à petit, chacun vient caresser la châsse avec la main ou un mouchoir gardé précieusement à la maison. A l'extérieur aussi on chante. Plus que quelques heures, et la procession pourra commencer...