Témoins les plus visibles de l'activité minière passée, ces drôles de monticules représentent un chaînon majeur de l'histoire locale. A Wasmes, le terril de Marcasse abrite aujourd'hui une réserve naturelle. Depuis 2007, la nature y reprend ses droits, bien après le passage de Vincent Van Gogh.


L’ancien charbonnage de Marcasse

Non loin du terril du 18, se dressent isolés dans le paysage, les vestiges du site charbonnier de Marcasse. C’est ici que Van Gogh descendit en 1879 à plus de 700 mètres de profondeur, pour partager durant quelques heures le labeur des mineurs. Formé d'un ensemble de bâtiments en brique et ossature de béton, le charbonnage a mis fin à ses activités en 1954 après un ultime coup de grisou, fatal à 17 mineurs le 13 janvier 1953. Depuis 1993, la friche est la propriété de Nadine Gravis et Riccardo Barberio qui oeuvrent à réhabiliter les lieux pour l'accueil d’artistes et des visiteurs. Attenant à leurs bâtiments, le terril se dresse fièrement pour compléter l’histoire des lieux.
 

Pourquoi une réserve naturelle ?

A l’origine vierges de toute végétation, les terrils se couvrent avec le temps d’espèces végétales tout à fait originales. Grâce à leurs fortes pentes, leur exposition au soleil et leur sol très sec, ces anciennes montagnes de schiste développent un écosystème particulier. A Wasmes, le terril  de Marcasse accueille un cortège étonnant de plantes et d'animaux. Des plantes rares pour la région comme la cotonnière naine, plutôt habituées au bassin méditerrannéen, se plaisent sur le terril ! De nombreux oiseaux (rossignol, rousserolle verderolle...), mammifères (chevreuil, renard,...), batraciens et insectes (grand machaon, diverses libellules,...) trouvent là un des derniers refuges du Borinage. C’est cet environnement unique qui est protégé avec la réserve naturelle.

 
Balades au coeur d’une nature préservée

Pour préserver ces trésors et éviter la disparition de ces écosystèmes, la nature a besoin de l’homme. Les bénévoles, sous l’impulsion de l’association de protection de la nature Natagora, luttent contre la forestation progressive de ces milieux. Grâce à leurs chantiers natures ouverts à tous, les actions d’entretien, de défrichage permettent la sauvegarde de la biodiversité. Accessible librement et sans restriction, la balade est l’occasion de gravir le terril jusqu’à son sommet, à 80 mètres. Accompagné ou non par un guide de l’association, vous y découvrirez les particularités des lieux, et profiterez d’un panorama idéal sur la campagne environnante.