À la découverte des refuges d'abbayes

Architecture ,  Religieux à Mons

3.4 km
Pédestre
3h
Facile
Copyright Gregory Mathelot - _DSC4027 - 001.jpg
  • À la découverte des refuges d'abbayes.

    Au départ de la Grand-Place, venez découvrir les anciens refuges :
    de l’abbaye française d’Hasnon, important bâtiment de style classique montois de la première moitié du 18ème siècle ;
    de l’abbaye de Liessies datée de 1633 et remaniée au 18ème siècle ;
    de l’abbaye de Bélian, riche bâtisse élevée vers 1775 d’après les plans de Charles-Emmanuel Fonson ;
    de l’abbaye d’Aulne, établie dans l’hôtel des chevaliers de l’Ordre de Malte, deuxième moitié du 18ème siècle ;
    de l’abbaye de Bonne-Espérance, vaste bâtiment de 18 travées à deux niveaux enduits du milieu du 18ème siècle ;
    de l’abbaye de Saint-Denis-en-Brocqueroie, monument classé, ample bâtisse Louis XIV,…

    Départ : Office du Tourisme – Grand-Place, 27 – 7000 Mons
  • Dénivelé
    52.76 m
  • Documentation
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Points d'intérêt
1 visitMons - Parcours en centre-ville à la découverte des refuges d'abbayes.
Ville fortifiée, Mons accueillait sur son sol de nombreux refuges d’abbayes. Ceux-ci étaient destinés à sécuriser les religieux en cas de conflits ou pour permettre à l’abbé de résider luxueusement à Mons lorsque des réunions se tenaient en ville. C’était également un endroit où il était parfois plus aisé de soigner les religieux malades. Les refuges permettaient aussi de mettre à l’abri des convoitises certains trésors des abbayes lorsque les troubles rendaient les campagnes moins sûres.

Lors de cette balade vous passerez par :

Grand-Place, rue de Nimy (Hasnon + emplacement de Cambron Palais de Justice), rue des Fossés, rue de la Peine Perdue (portail de l’abbaye de Liessies dont logis de l’abbé remonté dans la cour de l’Ane barré), rue d’Havré (Bélian, Aulne), rue du Hautbois, rue Jean Lescarts (Lobbes et Saint-Feuillien), Marché aux Poissons, rue de la Halle (Bonne Espérance), rue de Houdain (Saint-Denis en Brocqueroie), par la rue de la Grande Triperie descendre vers la rue du Grand Trou Oudart (Crespin), rue Notre-Dame (certaines petites maisons étaient la sortie arrière du refuge du chapitre de Sainte-Aldegonde situé Grand-rue), crochet par la rue de la Coupe (reste refuge Abbaye de maroilles), rue des Fripiers, rue Samson, rue Terre du Prince, rue des 5 Visages (Epinlieu), à l’entrée de la rue Fétis, en haut de la rue de l’Athénée, signaler la tour du Val des Ecoliers, seule abbaye qui avait son siège à Mons, rue Fétis (Saint-Ghislain), square Roosevelt, rue de la Grosse Pomme, rue Notre Dame Débonnaire (Ghislenghien), rue des Telliers (signaler la chapelle des Dames du Saint-Sacrement), rue Tour Auberon, rue d’Enghien, Jardin du Mayeur, Grand-Place.
2 Cambron
À l’emplacement du Palais de Justice (XIXe) se trouvait autrefois le refuge de l’abbaye de Cambron.
Il n’en subsiste rien aujourd’hui.

Jusque dans les années 1990 quand elle fut volée, l’église Sainte-Elisabeth abritait une statue de Notre-Dame de Cambron (XVIe) qui avait peut-être appartenu à l’abbaye.
3 Hasnon
La façade des services du procureur du Roi est ce qui subsiste de l’abbaye de Hasnon.

Elle occupait l’espace compris entre la rue de Nimy et la rue de la raquette.

Les bâtiments du refuge (quartier de l’abbé) n’ont été démolis qu’à la fin du XXe.

La façade, intégrée à une construction contemporaine, est un bel exemple de style Louis XIV local.
4 Liessies
Le porche (1655) intégré dans la demeure qui sert aujourd’hui de sortie au parking de la Grand-Place est celui du refuge de l’abbaye de Liessies.

Le quartier de l’abbé (XVIIIe) toujours en place jusque fin des années 1970 a été déplacé et est aujourd’hui, en grande partie, intégré aux bâtiments compris dans la cour de l’Ane barré.

Avant d’être occupé par l’abbaye de Liessies, le refuge avait été celui de l’abbaye de Saint-Ghislain.
5 Aulne
Établie dans l'hôtel des chevaliers de l'Ordre de malte, deuxième moitié du 18ème siècle.

Le refuge de l’abbaye d’Aulne, très étroit à front de rue d’Havré, s’étendait jusqu’à la rue du Hautbois avec un corps de logis principal, chose assez rare, établi perpendiculairement par rapport à l’étroite façade.

La façade est édifiée dans un style Régence local.
Auparavant, le refuge avait été celui des chevaliers de l’Ordre de Malte.

Presque en face du refuge d’Aulne, vestige d’un portail d’un ancien refuge de Saint-Ghislain (XVIIIe).
6 Ancien portail du Refuge Saint-Ghislain
Il s'agit de l'ancien portail du Refuge Saint-Ghislain. Portail classique du XVIIIe.
7 Chapelle du Bélian
Celui de l’abbaye de Bélian date du XVIIIe et est l’œuvre de l’architecte Charles-Emmanuel Fonson.

Le Bâtiment de façade, de style Louis XVI local, s’ouvre sur une cour par un porche central. Au fond de la cour, le corps de logis principal et sur les côté des annexes.

Derrière s’ouvrait un grand jardin dans lequel fut édifiée jusqu’au début du XIXe une chapelle.

Le refuge précédent de cette abbaye se situait rue de la Grande-Triperie (avec un plus petit refuge à la rue de la Petite-Triperie).
8 Lobbes
Le refuge de l’abbaye de Lobbes fut édifié à la fin du XVIIe. Des éléments du XVIIe subsistent dans la construction en grande partie XVIIIe (angle des rues Jean Lescarts et Rachot).

La configuration du refuge lui permettait de disposer d’un long jardin et dès 1704 d’une chapelle autorisée par le chapitre de Sainte-Waudru (autorisation qui fut nécessaire pour chaque refuge qui souhaitait disposer de sa chapelle).
9 Saint-Feuillien
Celui de Saint-Feuillien du Roeulx, réparti entre plusieurs propriétés de nos jours, constituait une véritable abbaye en réduction dès le début du XVIIe : le mur de clôture, le bâtiment central et ses annexes, le jardin et la chapelle (dès 1703 mais dont il ne reste rien).

Du refuge, il ne reste que peu d’éléments d’origine mais l’espace est resté conforme aux souhaits des religieux d’autrefois.
10 Bonne-Espérance
Le refuge de l’abbaye de Bonne-Espérance est probablement le plus important de ceux conservés à Mons de par sa grandeur.

Transformé en lieux de résidence, le refuge témoigne de la volonté de l’abbaye de disposer d’un bâtiment prestigieux, aux lignes régulières, symbolisant la puissance de l’abbaye.

Bâtiment du XVIIIe, le refuge est peut-être l’œuvre de Dewez, l’architecte de l’abbaye de Bonne-Espérance (près de Binche).
11 Saint-Denis
Refuge de l’abbaye de Saint-Denis en Brocqueroie (fondée au début du XIe et dont l’abbé a longtemps bénéficié de privilège de la part du Chapitre de Sainte-Waudru parce que successeur des premiers moines qui desservaient l’institution hérite de sainte Waudru) fut établi à Mons dès le XIVe.

Plusieurs fois reconstruit, sa dernière apparence est de style « ordre colossal » de la première partie du XVIIIe avec un portail baroque qui est peut-être un vestige du refuge construit en 1603.
12 Crespin
Du refuge de l’abbaye de Crespin (Nord de la France), il ne subsiste qu’un portail classique de la fin du XVIIe ou du début du XVIIIe, époque où le quartier a été réaménagé suite aux bombardements de la Ville en 1691.

Dans la rue Notre-Dame toute proche se trouvaient jusqu’à la fin de l’ancien Régime le refuge du Chapitre de Sainte-Aldegonde de Maubeuge qui disposait comme église, quand ses chanoinesses devaient se mettre à l’abri à Mons, de la collégiale Sainte-Waudru (Aldegonde état la sœur de Waudru)
13 Epinlieu
Le refuge de l’abbaye d’Epinlieu date du XVIIIe (le bâtiment à front de rue étant du 2e tiers du XVIIIe) et pourrait, dans sa version début XVIIIe, avoir été imaginé par Claude-Joseph de Bettignies ou un de ses élèves.

La chapelle du refuge a disparu au début du XIXe après avoir servi de Bibliothèque à partir de 1797.
Les bâtiments sont d’une facture très simple et classique à la fois.
L’abbaye d’Epinlieu située hors de la Ville avait été contrainte de se localiser dans son refuge à partir de 1678, ce dernier devenant de facto siège de l’abbaye.
14 Saint-Ghislain
Le refuge (ensemble classique) de l’abbaye de Saint-Ghislain est probablement celui qui est le mieux conservé. Edifié à partir de 1726 par l’architecte Nicolas de Brissy, le refuge a conservé, et c’est le seul, sa chapelle.

Le même architecte eut en charge des travaux de restauration de l’abbaye elle-même à une quinzaine de kilomètre de Mons.

L’abbaye de Saint-Ghislain avait disposé de plusieurs refuges qui, avant la construction de de Brissy, étaient situés rue de la Peine Perdue et rue d’Havré (où un portail classique du XVIIIe existe encore presque en face du refuge d’Aulne : POINT 6).

La grille qui ferme la cour date de la fin du XIXe.
15 Ghislenghien
Le Chanoine Edmond Puissant, figure populaire montoise, archéologue autodidacte, amateur d'antiquités, restaurateur de plusieurs bâtiments historiques, fit donation à la ville de Mons en 1933, de l'ancien refuge de l'abbaye de Ghislenghien, au n°22 de la rue Notre Dame Débonnaire.

Le plus vieux des refuges, celui de l’abbaye de Ghislenghien a longtemps hébergé les Musées Chanoine Puissant. Le Vieux-Logis et la maison voisine datent de la fin du XVIe ou du début du XVIIe. Ces deux constructions témoignent encore de la tradition gothique bien ancrée à Mons. Le portail d’entrée date du XVIIe. Le perron d’entrée est décoré d’une ourse, vestige en remploi de l’abbaye de Saint-Ghislain. En terminant le parcours, passage devant l’ancienne chapelle des dames du Saint-Sacrement réaménagée en habitation et en lieu culturel.
53 mètres de dénivelé
  • Altitude de départ : 59 m
  • Altitude d'arrivée : 56 m
  • Altitude maximum : 66 m
  • Altitude minimum : 35 m
  • Dénivelé total positif : 53 m
  • Dénivelé total négatif : -55 m
  • Dénivelé positif maximum : 25 m
  • Dénivelé négatif maximum : -12 m
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