Les origines du conflit

Depuis 1904, date des premiers heurts entre les deux grands blocs européens, l’Europe est en ébullition. Nous trouvons d’’un côté, la Triple Alliance (Allemagne, Italie et Autriche-Hongrie), et de l’autre la Triple Entente (France, Grande-Bretagne et Russie).

Le moindre incident peut déclencher la catastrophe. L’inévitable se produit le 28 juin 1914. L’Archiduc François- Ferdinand (neveu et héritier de l’Empereur d’Autriche) est assassiné ainsi que son épouse à Sarajevo, capitale de la Bosnie. L’attentat est perpétré par des Serbes bosniaques de l’organisation terroriste « la Main Noire ».
L’Autriche profite du prétexte qui lui est ainsi offert, et, après un ultimatum rejeté par Belgrade, déclare la guerre à la Serbie, le 28 juillet 1914. L’inexorable engrenage se met en marche. Rien ne peut plus l’arrêter. La Russie mobilise, l’Allemagne fait de même, suivie par la France.

Ensuite, les événements vont très vite : le premier août, l’ Allemagne déclare la guerre à la Russie, le 2 août elle exige de la Belgique le libre passage de ses troupes, le 3 août elle déclare la guerre à la France et le 4 août elle viole la neutralité belge. La Grande-Bretagne, d’abord sur l’expectative, ne peut rester insensible au crime commis et à son tour déclare la guerre à l’Allemagne. Elle doit respecter sa parole et ne peut considérer la reconnaissance de la neutralité belge comme « un chiffon de papier ».

Une grande déception, cependant, attend l’Allemagne : l’Italie estime que l’agression allemande la dégage de ses obligations d’alliée et proclame sa neutralité. Le 4 août 1914, donc, l’énorme machine de guerre allemande pénètre en Belgique...