Nous nous trouvons ici dans le secteur défendu par le 4e Middlesex. Le 21 août, le 4e Middlesex avait envoyé une patrouille vers Casteau-Maisières. La patrouille (de cyclistes) tomba sur une patrouille allemande. Lors de l’échange des coups de feu, le soldat Private J.PARR (matricule L/14.196) fut tué. Ce fut la première victime d’une série qui fut hélas bien longue. Il repose maintenant au cimetière militaire de Saint-Symphorien.

Le 23 août 1914, dès 8h, les coups de feu furent tirés de chaque côté du canal. Les Allemands venaient de lancer leur attaque. Le combat débuta à l’ouest de la gare pour s’étendre au pont du canal, tenu par la compagnie D (commandée par le capitaine GLASS, qui fut blessé lors de l’assaut).

À la gare, le lieutenant Wilmot-Aliston tente de se replier avec huit hommes de son peloton mais tombe hélas sur un groupe de soldats allemands. Il eut le triste privilège d’être le premier officier prisonnier de toute l’armée britannique. Les soldats s’étaient camouflés sur la plate-forme de l’annexe, bien abrités par des sacs de ciment. Bien protégés, ils abattaient tout ennemi qui tentait de s’approcher. Les soldats allemands appartenaient au 31e I.R. (Infanterie Regiment).

La bataille fut très dure tout le long du canal tenu par le 4e Middlesex, et les Britanniques, grâce à leur tir rapide et précis, infligèrent de lourdes pertes aux 85e I.R. et 86e I.R. allemands.
Vers midi, les Anglais commencèrent à être submergés par le nombre et durent céder du terrain, les pertes étaient lourdes. Le bataillon adressa un message urgent au colonel COX (commandant le 2e Royal Irish) demandant de l’aide et ajoutant qu’il était forcé de reculer jusqu’aux environs du cimetière.

Deux compagnies du 2e Royal Irish furent envoyées à la rescousse vers le cimetière où le chef de la 1ère compagnie, le capitaine MELLOR, fut immédiatement tué par un éclat d’obus.

À la gare d’Obourg, un héroïque soldat britannique dont on ignore le nom, se sacrifia pour assurer la retraite de ses compagnons. Resté seul parmi les morts et les mourants, juché sur le toit de la gare, il tint tête aux Allemands. Finalement, ceux-ci, après l’avoir blessé, forcèrent le passage et leur premier soin fut d’achever cet anonyme combattant.

Une plaque est apposée sur le mur de la gare, elle porte cette inscription : «Le 23 août 1914, à 8h du matin, près de cet endroit, le 4e bataillon du Régiment du Middlesex tira les premiers coups de feu de la bataille de Mons. Sur le toit de cette gare, un soldat britannique non identifié, resté seul, fit le sacrifice de sa vie pour assurer la retraite de ses camarades».

Les combats se déplacèrent alors vers le cimetière et l’asile. Suivez le chemin de Beauval, tournez à droite et empruntez le Vieux chemin de Binche, tournez à gauche au chemin de l’Oasis, ensuite encore à gauche ; vous êtes dans le chemin du Chêne aux haies. à droite, le mur du cimetière, à gauche, les bâtiments de l’hôpital psychiatrique. Le cimetière de Mons comporte une section militaire où reposent des soldats de toutes nationalités tués lors des deux conflits. Un cénotaphe domine les tombes qui l’entourent. 390 soldats britanniques y sont enterrés.