Henri Glépin, un mécène bienvenu



Le Musée des Beaux-Arts de Mons doit sa création à un incroyable mécène et collectionneur montois, Henri Glépin. Celui-ci légua à la ville de Mons, dans son testament de 1895, la somme considérable de 1 million et demi de francs (environ 25.000€). Cet argent devait être employé à la construction d'un hospice pour personnes âgées et à la création d'un musée.  Les collections de faïences et de porcelaines de Monsieur Glépin devaient bien sûr y prendre place.

Un peu de patiente

La construction du Musée ne commença qu'en 1908 et il fallut attendre 1913 pour que le musée souhaité et payé par Henri Glépin soit inauguré. Il fut construit rue Neuve (comme le musée actuel) sur les plans de l'architecte Rau, professeur à l'Académie de Mons. A l'époque, les œuvres étaient présentées serrées les unes contre les autres et sur trois niveaux. Il était ainsi possible de présenter 200 œuvres dans les 5 salles que comptait le musée.

1929, du changement dans l'air ?

L'augmentation des collections permanentes et des expositions met en évidence l'exiguïté du bâtiment. Des propositions d'agrandissement sont avancées dès 1929 mais sans lendemain. La pièce latérale gauche du musée est aménagée en réserve et certaines oeuvres continuent à être placées dans des locaux administratifs par manque de place dans les salles d'exposition.


1968 - 1970, les travaux tant attendus

Dès 1964, faire découvrir au public l'art contemporain et ses tendances devient un objectif. C'est ainsi que sous l'impulsion de l'échevin de la culture et futur bourgmestre, Abel Dubois, les expositions temporaires prennent de plus en plus de place au Musée. Un agrandissement et une modernisation des locaux devient alors indispensable. De grands travaux sont alors entrepris sur les plans de l'architecte Vanderstraete. Bâti à partir de l'ancien, le nouveau musée de forme carrée possède une nouvelle façade, trois niveaux, douze salles, une salle de projection, des réserves et 620 mètres de cimaises. Le 19 septembre 1970, le musée est réouvert.

Un musée aussi pour les jeunes

1985 voit la création du Dynamusée à l’initiative des «Amis des Musées de Mons» et de Madame Josée Mambour. Il s'agit d'un service éducatif qui a pour but de sensibiliser le jeune public aux arts.


1990-2000

De grandes expositions consacrées à des artistes tels que Nervia ou Christian Dotremont sont organisées. Cependant, l'espace muséal est encore inadapté. De nouvelles infrastructures répondant aux normes muséales européennes doivent être mises en place pour le bon fonctionnement du musée.


Le passage du Musée des Beaux-Arts au BAM

En Mai 2003, la Ville de Mons lance un appel à projets qui permettra de revoir l'accueil du public et les exigences muséographiques. Un jury, composé d'experts, retient le projet de Christian Menu, un architecte parisien.

Juin 2004, des étudiants de la faculté Polytechnique de Mons (Denis De Backer, Laetitia Cicirettiun, Benjamin Bulot et Marta Dromaradska) présentent dans le cadre d'un travail de fin d'études, un projet pour un nouveau musée des Beaux-Arts. BAM, c'était le nom qu'ils lui avaient donné...le nom est resté.

Janvier 2005 voit le début des travaux. Ceux-ci sont financés à 16% par la ville de Mons. Le reste est pris en charge par la Région wallonne et par des subsides européens.

Mars 2007, le BAM est inauguré. 

 


Mons 2015, Capitale européenne de la Culture

Le BAM a encore connu des travaux dans le courant de l'année 2012. Ceux-ci sont réalisés dans la perspective de Mons 2015, Capitale européenne de la culture et afin de permettre au musée de recevoir des expositions d'ampleur internationale. C'est d'ailleurs le cas en octobre 2013, lors de la réouverture, avec une exposition consacrée à Andy Warhol. L'importance du musée dans l'organisation d'expositions temporaires majeures se renforce encore avec l'exposition "Van Gogh au Borinage" en 2015 et celle de David LaChapelle en 2017.